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Les fonds souverains : que savoir ?

fonds souverains

Faisant leurs apparitions dans le monde des finances, les fonds souverains représentent un grand atout pour les entreprises pétrolières, industrielles et bancaires occidentales. En effet, il s’agit de fonds qui jouent un rôle important dans la gestion des crises financières et dans l’économie mondiale en générale. Cependant, tous les pays ne disposent pas de ces fonds et leurs acquisitions par certains requièrent l’obéissance à certains critères. Dans cet article, nous vous proposons d’en apprendre davantage sur les fonds souverains, leurs critères d’éligibilité ainsi que les principes de leur gestion.

Le fonds souverain dans les moindres détails

Un fonds souverain constitue un fonds détenu par l’État et réservé pour le domaine de l’investissement. Ces fonds sont pour la plupart détenus par les pays développés, qui ont la possibilité de débourser des excédents de liquidités après une montée du prix des matières premières. Les fonds souverains se voient investis au sein des actifs étrangers et constituent une base solide pour la diversification de leur activité économique.

Il faut également souligner que les fonds souverains ont connu un regain de croissance à partir des années 2000 notamment avec les pays asiatiques et les pays pétroliers. Néanmoins, le premier fonds a vu le jour en 1953 au Koweït.

Au fil des années, ces fonds se sont transformés en une véritable source de stabilité financière. Ils sont également considérés comme des moteurs de financement des économies des pays industrialisés notamment à travers leur rôle au début de la crise de 2008. En effet, ils ont apporté au cours de cette crise, des milliards de dollars à des banques occidentales afin de contribuer à la stabilisation du système bancaire.

Les fonds de commerce font l’objet de beaucoup de réflexions pour le long terme puisqu’ils ont la possibilité de transcender leur rôle commercial. Ils peuvent être utilisés pour accomplir des projets politiques à travers l’accès aux grandes entreprises ou par l’investissement dans les secteurs clés d’un autre État. Ces fonds peuvent toutefois entraîner des risques en matière de menace de la souveraineté. C’est ce qui a conduit le FMI à adopter en 2008, une loi de bonne conduite instituant les règles de transparence dans les Principes de Santiago.

Dernièrement, plusieurs fonds souverains ont été accordés avec une condition axée sur la défense de certaines valeurs. En effet, le plus important fond au monde, c’est-à-dire celui de la Norvège, impose aux entreprises dans lesquelles il s’investit, des gages contre le réchauffement climatique.

Avec l’appui de la France en 2018, six pays du groupe de travail des fonds souverains à savoir la Norvège, le Qatar, la Nouvelle-Zélande, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, se sont promis de soutenir fermement les investissements durables. Les sociétés ayant bénéficié des investissements devront à terme dévoiler publiquement les informations sur leur plan bas-carbone.

Les différents types de fonds souverains

En 1999, en moyenne 14 nouveaux fonds souverains ont vu le jour. Cependant, la partie la plus vaste des fonds souverains se situe au Moyen-Orient et en Asie. (80% des existants).

Les fonds souverains de capitalisation

Ce sont des fonds qui ont été instaurés par les pays exportateurs de pétrole. En effet, ils investissent leurs revenus à l’étranger afin de rassembler des fonds nécessaires pour mener une guerre. Comme illustration des fonds souverains de capitalisation, nous avons le groupe norvégien « Statens pensions fond Utland ». C’est un magnat qui s’approvisionne par le pétrole de la mer du Nord et les fonds souverains faisant près de 750 milliards de dollars sont injectés dans près de 9000 entreprises dont 180 sont basées en France.

Les fonds souverains de stabilisation

Les fonds souverains de stabilisation ont été élaborés pour contribuer à la lutte contre l’augmentation anarchique du cours des matières premières. Ces fonds participent également à la protection des recettes budgétaires d’un pays contre les changements circonstanciels de prix. Comme illustration, nous avons le groupe russe National Welfare Fund qui a à son actif plus de 150 milliards de dollars. Ils investissent notamment dans les actifs non énergétiques, ces revenus provenant de la production du pétrole et de gaz.

Fonds souverains dits « devises »

Ce sont des fonds souverains qui sont reliés à une balance commerciale excédentaire.
Dans ce type de fonds, nous retrouvons le géant chinois China Investment Corporation qui se charge de la gestion des milliards de dollars de réserves de changes de la Chine. C’est une société qui détient le monopole dans le domaine.

Toutefois, l’octroi des fonds souverains doit respecter certaines conditions.

Les conditions d’éligibilité des fonds souverains

D’après les rapports du Fonds Monétaire International, les fonds sont considérés comme souverains seulement quand :

  • La gestion et le contrôle des fonds doivent sont faits par un gouvernement national
  • La gestion des actifs financiers doit suivre une logique de long terme
  • L’engagement d’une politique d’investissement axée sur des objectifs macroéconomiques tels que l’épargne inter-générationnelle, l’assainissement de l’activité ou la diversification du produit intérieur brut de la nation.

En dehors des réserves de change, l’actif des fonds souverains est très soutenu par certaines cotisations financières telles que les actions, obligations, etc. Cependant, plusieurs pays veulent s’approprier le contrôle d’entreprises occidentales. Ce qui a poussé certains à bloquer l’accès à certains de leurs actifs stratégiques.

Toutefois, le but recherché est de faire des bénéfices à long terme. Ces fonds permettent d’amortir les chocs lors des crises financières et de renflouer les caisses des États à travers les bénéfices réalisés. Néanmoins, introduits en Bourse, ces fonds ne sont pas destinés à épargner des risques des marchés financiers.

Les fonds souverains et leurs principes pour une meilleure gestion

Le Fonds Monétaire International a adopté un 2008 lors des Principes de Santiago, les bonnes conduites en matière des fonds souverains. En effet, ils sont contraints de suivre quelques règles pour avoir libre accès aux contrées du monde.

En gros, ces bonnes conduites se résument à une gestion indépendante et transparente loin de toute pression politique. De plus, ces fonds grâce à la stabilité de leurs investissements à long terme et à la disponibilité de liquidité sont amenés à jouer un rôle de soulagement en cas de crise.

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