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Investir dans une résidence secondaire

Acquérir une résidence secondaire est devenu de plus en plus « facile » : les lignes de TGV ont réduit les trajets depuis les résidences principales ; la réduction du temps de travail et le développement du télétravail ont également favorisé les week-ends prolongés et les vacances courtes étalées toute l’année.

L’ère du secondaire

J’en ai pour des années de travaux ! ”, soupire dans un sourire Samuel en désignant du doigt la toiture à refaire, les planchers vermoulus et les sols en terre battue. Mais pas question de passer à côté d’une telle occasion pour cet universitaire parisien qui a décroché la timbale à… 34 000 euros ! Le prix d’une berline neuve pour une maison de village fin XVIIIe siècle qui déploie 300 m2 sur deux corps de bâtiment. Avec ses cheminées en pierre à hauteur d’homme, ses murs en blocs de calcaire au toucher velouté, frais refuges pour de longues siestes aoûtiennes rythmées par le chant des cigales, et ce délicieux jardin intérieur avec vue sur la vallée du Lot qui exhale au gré du vent le buis âcre ou la menthe sauvage.

Une occasion rare que Samuel a saisie, à 44 ans, « parce qu’après avoir découvert cette région en location avec des amis, ma femme mes enfants et moi en sommes tombés  littéralement amoureux, et je voulais leur offrir une maison de vacancesoù ils puissent se créer des souvenirs d’enfance ». Voilà comment on plonge dans l’univers de la résidence secondaire quand celle-ci ne provient pas d’un héritage familial . Par coup de coeur. Parce qu’au fil des années, des voyages et des destinations aussi, on a parfois envie de poser ses valises dans un lieu correspondant à ses goûts et à son style de vie. En toute simplicité.

Un havre de paix

Bien sûr, la situation de famille impose certains choix en termes de budget, d’espace et de commodités. Cependant, acquérir une résidence secondaire est devenu de plus en plus « facile » : les lignes de TGV ont réduit les trajets depuis les résidences principales ; la réduction du temps de travail et le développement du télétravail ont également favorisé les week-ends prolongés et les vacances courtes étalées toute l’année ; les compagnies low cost ont démocratisé l’avion ; et, surtout, les taux d’intérêt bas encore favorables ont parfois permis de débloquer des fonds inespérés.

Il suffit de regarder, en régions , les immatriculations de voitures hors département – voire même hors Hexagone ! – pour s’apercevoir que plus un seul territoire de France n’est désormais épargné. Évidemment, il n’y a pas de raison pour que la crise du logement épargne le marché de la résidence secondaire. Conséquence : la Safer* a estimé l’an passé que les prix avaient doublé en 10 ans, même dans le village le plus isolé. Certes, le soleil, la proximité du littoral et des grandes villes salent allégrement l’addition. Le neuf aussi, en raison d’un foncier rare limité par les lois sur le littoral et la montagne . Mais l’acquéreur de résidence secondaire, qu’il soit en quête d’une identité régionale ou en plein « retour aux sources », souhaite d’abord le cachet de l’ancien.

Ce qui explique la pénurie de biens à restaurer et les valeurs haussières des biens rénovés avec goût. Reste que rien ne vaut le délice de partir vers cette résidence secondaire en imaginant déjà les plaisirs partagés en famille ou entre amis. Sur cette terrasse à soi, réchauffée par les rayons du soleil de l’été, avec pour seul horizon la mer ou la montagne .

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