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Acheter une maison secondaire à la mer

Le bord de mer n’est plus seulement réservé aux grandes vacances. L’époque est aux week-ends prolongés et les résidences secondaires doivent désormais se situer à trois heures de chez soi au plus, en voiture, en train ou en avion. Voici quelques destinations courues ou en passe de le devenir.

Les pieds dans l’eau à trois heures de chez soi

Difficile d’échapper à la Normandie , terre d’accueil privilégiée des Franciliens pour des week-ends en bord de mer. Mais autant éviter les environs onéreux de Deauville-Trouville, ou la station chic, prisée des Britanniques, du Touquet-Paris-Plage. Cette chère Normandie à l’herbe grasse offre d’autres joyaux, comme la magnifique Côte d’Albâtre, à deux heures et demie de la capitale par l’autoroute A13. Là, se dressent ces falaises aux blancheurs crayeuses lovées entre Le Havre et le Tréport, qui dévoilent de charmants villages balnéaires : de Saint-Valéry-en-Caux à Yport en passant par Veules-les-Roses.

La gamme de prix y est large. Elle débute à 150 000 € pour une petite chaumière cauchoise en brique et silex noir de 80 m2, proche du littoral, et à 200 000 € pour une longère normande de 120 m2. Mais plus on s’approche de la blanche écume de la Manche , plus les tarifs augmentent : 300 000 € pour une cauchoise de 120 m2 et 370 000 € pour une normande cossue. Les rares villas « pieds dans l’eau » ne s’envisagent pas à moins de 500 000 €. Des prix somme toute abordables au regard de ceux pratiqués sur une Côte d’Azur flambeuse. Car pour beaucoup, résidence secondaire de bord de mer doit rimer avec chaleur caniculaire.

Côte d`Azur : TGV, avions à bas prix et mètre carré cher

Le mas provençal bercé par les flots bleus de la Méditerranée se paye à prix d’or. Le million d’euros devient le minimum requis pour avoir les pieds dans l’eau. Surtout quand ce mas se situe à moins d’une heure de Paris en avion grâce aux low cost qui desservent Nice ,Toulon ou Marseille . Et le cocktail « sea & sun » garantis, vite et à bas prix, n’attire pas que les Français ! Depuis l’ouverture de ces lignes aériennes, les Européens du Nord cherchent aussi à concrétiser leurs désirs de paradis méditerranéen. Au-delà de 500 000 €, la clientèle française devient rare. Elle préfère des appartements aux surfaces inférieures à 100 m2 pour pondérer les prix de la Côte d’Azur – jusqu’à 10 000 € le mètre carré pour un bien en front de mer avec terrasse et adresse.

D’autant qu’en plaçant Marseille à trois heures de la capitale et à une heure et demie de Lyon , le TGV a ouvert d’autres opportunités. Un message bien reçu par les Parisiens et les Lyonnais qui investissentBandol et Sanary-sur-Mer. Deux ports de pêche varois aux plages de sable fin et aux ruelles à l’ombre des palmiers qui plaisent à ces acquéreurs, pour les grandes vacances mais aussi le temps d’un week-end. Conséquence : ces stations vivent désormais toute l’année. Il faut encore compter avec le million d’euros minimum pour une demeure avec piscine et vue dégagée sur la mer.

Des budgets qui obligent parfois à se tourner vers les appartements. Pour les propriétaires qui ne veulent pas s’embarrasser de l’entretien d’unjardin , la résidence secondaire idéale est un T2 ou T3, au calme, avec ascenseur, parking et terrasse, proche de la mer et du centre-ville pour tout faire à pied. À dénicher autour de 4 000 € le m2.

Bretagne : de belles vues mer encore abordables

Ceux que les tarifs prohibitifs et la surpopulation estivale de la Côte d’Azur rebutent peuvent se tourner vers la Bretagne . Le soleil n’y est pas garanti, mais beaucoup considèrent les étés « frais » comme un atout depuis la canicule de 2003. Et l’engouement pour le littoral breton préservé, son terroir, sa campagne riche en légendes celtiques et son patrimoine, ne faiblit pas. Le bien idyllique ? Une maison bretonne typique de 300 m2 cerclée d’hortensias, qui se négocie autour du million d’euros sur les secteurs phares du bord de mer. C’est le cas de la Côte d’Émeraude, avec son triangle d’or Saint-Malo , Dinard, Saint-Briac-sur-Mer, où la moindre demeure typique affiche 600 000 € avec vue mer.

Moins chers, plus éloignés du littoral mais avec l’environnement magique d’une rivière qui coule au milieu de jolis hameaux : les bords de la Rance, près de la patrie du corsaire Surcouf. Lesmaisons en pierre s’y vendent à partir de 250 000 €. Vers Saint-Coulomb ou Saint-Méloir-des-Ondes, tournés vers la baie du Mont-Saint-Michel, le cachet breton, plus modeste, s’achète avec travaux autour de 230 000 €, près des commerces, de la mer et de l’arrêt du TGV de Dol-de-Bretagne. Plus au sud, avec son doux climat estival, ses côtes échancrées, ses dolmens et ses menhirs, le recherché golfe du Morbihan : un dépaysement total à trois heures de Paris en TGV. Sur le secteur de la baie de Quiberon , il faut compter 5 000 € le mètre carré pour un appartement avec vue mer. Mais ici, les résidences secondaires se conçoivent avant tout en maison. Les acquéreurs à petits budgets peuvent décrocher de minuscules maisons de pêcheurs à moins de 300 000 € à la Trinité-sur-Mer ou dans la mégalithique Carnac. À Séné, face à la sélecte et coûteuse Arradon, une maison avec vue démarre à 530 000 €. La ville de Baden , appréciée des passionnés de voile pour son accès direct sur l’Atlantique, propose des résidences secondaires à partir de 450 000 €.

Cependant, la Bretagne regorge d’autres opportunités : le Finistère , longtemps boudé pour son climat capricieux et sa difficulté d’accès, est devenu une alternative au golfe du Morbihan . Il séduit toujours plus d’acquéreurs en quête de résidences secondaires authentiques. À Carantec , par exemple, une très belle vue sur la Manche démarre à 400 000 €. Alors pourquoi ne pas opter pour cette Côte des Légendes, proche de Brest et de sa gare… qui pourrait se trouver d’ici 2012 à trois heures de Paris grâce au TGV ?

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